L’Ariana, ville aux jardins et palais prestigieux

Introduction

L’Ariana est une ville située au nord de Tunis, à proximité de l’aéroport international de Tunis-Carthage. Elle est le pôle d’une agglomération. La ville, dont la superficie couvre 18 000 hectares, est située au milieu d’une vaste plaine bordée par les plages de Raoued et de Gammarth, par la ville de Carthage et par la colline de Sidi Bou Saïd.

 

Histoire et patrimoine


L’Ariana doit son nom aux Vandales, qui occupèrent la région au xve siècle. Des auteurs du début du xvie siècle indiquent que la ville est alors remplie de vestiges antiques datant des Goths et des Vandales.

Le nom de la ville de l’Ariana n’est pas un vocable arabe, mais il semble en fait cristalliser un souvenir de l’occupation vandale et serait à rapprocher du latin ariani (ariens). Des auteurs du début du 16ème siècle indiquent que cette localité était alors remplie de vestiges antiques datant des Goths et des Vandales. C’est donc probablement à cette époque que la ville a été baptisée de son nom actuel, qui lui vient directement de l’occupation vandale de la Tunisie.

C’est dans les environs de l’Ariana que se trouvait le parc d’Abou Fihr avec ses bosquets et ses lacs artificiels à l’usage des princesses hafsides. 

Il est difficile de dire exactement comment le parc d’Abou Fihr a obtenu son nom. Selon certaines sources, il pourrait être lié à un membre de la famille hafside qui régna sur Tunis au Moyen Âge. D’autres sources indiquent que le parc a été nommé d’après un personnage mythique de la mythologie arabe, Abou Fihr, qui était connu pour sa sagesse et sa générosité. Quoi qu’il en soit, le parc d’Abou Fihr était réputé pour ses jardins luxuriants et ses lacs artificiels, qui étaient destinés à être utilisés par les princesses hafsides et qui ont été chantés par de nombreux poètes tunisiens.

Un autre souvenir de l’époque hafside est le mausolée Sidi Ammar, tombe d’un saint mort de maladie en combattant les croisés débarqués à Carthage en 1270. Le mausolée est devenu un lieu de pèlerinage pour les croyants et a contribué à la renommée de l’Ariana en tant que ville chargée d’histoire et de traditions.

Les origines de la ville remontent aux Zirides. Le souverain hafside Abû `Abd Allah Muhammad al-Mustansir fait de l’Ariana la résidence de l’aristocratie musulmane et juive andalouse réfugiée en Tunisie au xiiie siècle. C’est aussi le lieu où vit et est canonisé Sidi Mahrez, saint patron de Tunis. La municipalité est instituée le 1er juillet 1908.

Aujourd’hui, très peu de choses subsistent des « riants jardins donnant quantité fruits » dépeints par Léon l’Africain ou des palais et demeures des xviiie et xixe siècles aux influences variées (italianisantes, arabisantes ou renaissance), huileries, écoles et autres témoins d’une histoire prestigieuse. Rien ne dévoile le riche passé de la ville si ce n’est quelques palmiers centenaires derrière de hauts grillages. Les pentes boisées et les jardins paisibles ont été envahis par Tunis et l’Ariana devient le réceptacle de l’émigration du reste du pays : une population démultipliée par vingt en quarante ans, atteignant près de 300 000 habitants, en proie à une fureur de construction rapide alliant béton et verre teinté.

ville depuis 1983, et le Palais Baccouche , qui abrite le Centre national de danse.

L’Ariana est également connue pour son essor agricole et sa production de fleurs, en particulier de roses. Le Jardin de la Rose, situé dans le parc Bir Belhassen, couvre 3 000 m2 et accueille 16 000 rosiers et boutures, dont 90 % appartiennent à la variété dite “rose de l’Ariana”. Cette variété a été introduite en 1637 par les Andalous. Le jardin se prolonge par la Galerie de la Rose, qui met en avant les aspects historiques, naturels et culturels de cette fleur. Un festival de la rose a lieu chaque année au printemps.

En tant que ville chargée d’histoire et de traditions, l’Ariana est également jumelée avec la ville de Grasse en France depuis 1982, car ces deux villes ont en commun l’importance culturelle (et économique) de la production d’hydrolats (eaux de fleurs) et de parfums.

En tant que ville en constante expansion, l’Ariana offre également de nombreuses possibilités de loisirs et de divertissement, avec de nombreux restaurants, cafés proposant une large gamme de plats tunisiens et internationaux. La ville est également réputée pour son animation culturelle, avec de nombreux festivals et événements tout au long de l’année.

La ville accueille chaque année un festival de la rose au printemps, une occasion de célébrer cette fleur emblématique de l’Ariana.

Si vous êtes intéressé par l’histoire, les traditions et la culture de la Tunisie, l’Ariana est une destination incontournable. N’hésitez pas à vous rendre sur notre chaîne YouTube  https://youtune.com/@hkeyet pour en savoir plus sur cette ville fascinante et sur d’autres destinations en Tunisie.


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